Être le promeneur d’un chien en soufrant d’un cancer

Devenir propriétaire et promeneur de chien désigné, alors que mon chien et moi endurons tous les deux un traitement contre le cancer, est une expérience qui a façonné ma motivation pour combattre la maladie.

Coco, la corgihuahua, (un mélange parfait de corgi et de chihuahua) vint nous voir un jour de manière plutôt inattendue ! Elle avait deux ans, pleine de vitalité et avait besoin d’un foyer. Je devins immédiatement le promeneur de chien. Sans paresse, nous marchions plusieurs fois par jour et elle adorait chaque minute de marche : Non seulement c’était de l’exercice, mais c’était aussi notre temps ensemble.

Lorsque j’appris que j’avais un cancer métastatique du sein, mon petit ami et moi avions décidé que mon objectif serait de survivre pour Coco. Environ quatre ans après mon diagnostic, Coco, alors âgée de 9 ans, commença à vomir et à avoir ce qui nous semblait être des convulsions. Comme tout parent de chien, nous l’avions emmenée chez le vétérinaire qui fit des analyses de sang et détermina finalement qu’elle était anémique et pensa qu’elle avait une pancréatite.

Après quelques semaines de nutrition et de traitement spéciaux, Coco ne s’améliorait toujours pas, alors nous étions de retour chez le vétérinaire. Là, il refit les analyses de sang, et elle était toujours très anémique. Nous avions été dirigés vers des spécialistes vétérinaires qui firent passer à Coco une échographie et une biopsie de la moelle osseuse ; à ce moment ; il s’avéra qu’elle souffrait d’anémie aplasique. Nous étions dévastés ! Elle subit quelques transfusions sanguines et une perfusion d’immunoglobuline pour tenter de l’aider, elle avait également pris pas mal de médicaments sur ordonnance.

Nos vies semblaient parallèles à bien des égards : Pendant que je subissais une chimio intraveineuse et que je subissais des biopsies, Coco le faisait aussi. Elle ne s’était jamais plainte. J’ai une photo de nous deux avec nos bandages après le traitement – une véritable complicité ! Elle vécut avec sa maladie pendant neuf mois et le week-end après le Thanksgiving, elle passa paisiblement avec moi à ses côtés.

Elle était un tel soldat ! Même quand elle avait très mal, elle voulait toujours sortir et profiter du soleil et d’air frais. Je la mettais dans sa poussette et je m’arrêtais pour la laisser sortir de temps en temps. Elle était une combattante jusqu’à la fin, et j’ai atteint mon objectif en survivant pour elle.

Après son décès, je me suis sentie un peu perdue pendant un moment. J’ai quand même continué ma marche parce que ça aidait tellement avec les articulations douloureuses causées par mon traitement. Je devais trouver différents itinéraires pour ne pas avoir à rencontrer des visages familiers qui voulaient savoir où Coco était. J’avais l’impression d’avoir perdu mon propre but. J’avais désespérément besoin d’un nouvel objectif et d’un nouveau compagnon.

Environ six mois plus tard, j’ai vu un message partagé sur Facebook à propos d’une Schnauzer miniature nommée Heidi qui avait besoin d’un foyer. Malheureusement, son propriétaire était décédé subitement et elle devait être remise à un refuge si personne ne se présentait pour la prendre. J’ai dit oui sans même la voir en personne sauf pour une photo, ne sachant pas ce dont j’étais sur le point de mettre le pied. Heidi avait quatre ans et pesait près de 30 livres. Elle pouvait à peine faire le tour du jardin de la maison, et encore moins sauter sur n’importe quoi. Nous l’avions immédiatement mise sur un régime alimentaire étudié et nous commencions la marche. Heidi aime maintenant marcher et elle a commencé à perdre du poids et a même recommencé à avoir une queue ; sa queue si courte n’apparaissait pas car elle fut si dodue qu’on ne pouvait même pas dire qu’il y avait une queue là-dedans. Je suis tellement contente que nous ayons dit oui. Chaque jour, elle me donne une raison de vivre et elle apporte tellement de joie et de rires.

Maintenant, deux ans plus tard, elle s’est transformée en un chien en bonne santé et me donne la motivation pour marcher tous les jours sous le soleil guérisseur, réfléchir et ne jamais abandonner. C’est ma copine, et je ne la laisserais pas tomber, tout comme je n’ai jamais laissé tomber Coco.

Faites de la marche ; c’est bon pour tout le monde !

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