Socialisation des chiots et ses périodes critiques: Quand et est-ce important ?

Dr Sophia Yin discute des arguments fondamentaux concernant la socialisation des chiots. Vous avez probablement entendu dire que les toutous devraient être socialisés, mais comment saurions-nous cela et que connaissons-nous sur ce point ?

Une grande partie des recherches sur le sujet était menée au cours des années 1950 et 1960, dont l’une réalisée par les co-créateurs, David Freedman, John A. Lord et Orville Elliot, et distribuée dans Science en 1962. Ils menèrent une étude classique en utilisant une méthodologie déjà établie pour déterminer les périodes critiques chez d’autres animaux tels que les canards, les cobayes, les poulets et les moutons.

Ils prirent cinq portées de la race cockers et trois portées beagles et élevèrent chaque portée avec leurs mères dans un champ clôturé d’une acre, à l’écart des humains. Par la suite, 29 de ces chiots furent insérés dans des groupes de socialisation et furent socialisés pendant une semaine tandis que cinq chiots restèrent comme témoins non-socialisés. Les chiots qui intégrèrent le groupe furent socialisés durant sept jours à l’âge de 2 semaines, 3 semaines, 5 semaines, 7 semaines ou 9 semaines, puis furent retournés vivre dans le champ. Au cours de leur semaine de socialisation, on jouait avec ces chiots, on les testait et soignait pendant trois séances de 30 minutes au quotidien.

Comportement pendant la semaine de socialisation

Les différences liées à l’âge entre les chiots étaient claires même au début de la socialisation : Les chiots socialisés à partir de l’âge de 5 semaines étaient significativement plus attirés par les humains que les chiots qui ont commencés l’assimilation à l’âge de 2, 3 et 9 semaines. Les résultats médiocres des chiots de 2 à 3 semaines étaient dus à leurs capacités motrices immatures ; cependant, les notes faibles chez les chiots de 9 semaines sont survenues parce qu’ils avaient tendance à éviter le maître ; Ils avaient peur ! Heureusement, à la fin de la semaine de cette expérience, tous les chiots, à l’exception des petits âgés de deux semaines, finirent par s’habituer d’une manière identique au gestionnaire.
Les chercheures avaient également remarqué une différence dans les interactions lorsque les chiots furent laissés dans une pièce avec une personne qui se prélassait passivement. Les chiots de deux semaines étaient trop immatures pour interagir, alors que ceux de trois semaines passaient la majeure partie des 10 minutes à taper, grimper sur la personne et mettre ses vêtements à la bouche. Les chiots de 5 semaines étaient méfiants au début mais jouèrent à la fin de la première session. Les chiots de 7 et 9 semaines avaient peur et restaient à l’écart de l’humain passif pendant les premières séances.
Les chiots de 7 semaines étaient plus enclins à jouer avec la personne à partir du jour 3 tandis que les chiots de 9 semaines ne l’étaient pas avant le jour 4. Par conséquent, la réaction de peur aux humains (et très probablement à d’autres nouveaux objets, environnements et animaux) était plus développée et de plus en plus difficile à inverser à mesure que le chiot vieillit. Cependant, elle était assez facile à inverser chez les chiots à ce stade jusqu’à 9 semaines d’âge.

Tests de sociabilité à l’âge de 14 semaines

Après la semaine de socialisation, les chiots furent replacés dans le champ d’une acre et vécurent sans contact avec les humains. Ensuite, lorsque les chiots atteignirent l’âge des 14 semaines, ils furent testés sur une période de deux semaines au cours de laquelle ils reçurent un contact quotidien avec les humains. Trois types de tests furent réalisés : test de manipulation, test de laisse et test de réactivité. Les résultats étaient à nouveau spectaculaires : Au cours de la 16ème semaine (après 2 semaines de contact quotidien avec les humains), seuls les groupes témoins ont obtenu un score significativement plus bas sur la maniabilité. Ces chiots avaient peur même après la conclusion de l’étude, lorsque les chercheurs décidèrent de prendre l’un des chiots témoins et de poursuivre sa socialisation pendant 3 mois, ce chiot ne montrait qu’une amélioration minime au test de manipulation. En d’autres termes, les chiots avaient besoin de bonnes expériences de socialisation avant l’âge de 14 semaines. Les chercheurs effectuèrent également un test de contrôle de la laisse conçu pour tester la capacité du chien à apprendre à répondre au guidage de la laisse. Les chiens socialisés à l’âge de 5, 7 et 9 semaines étaient beaucoup plus faciles à dresser que les chiots témoins. Le test final était le test de réactivité où chaque chiot fut placé dans un harnais physiologique qui le maintenait. La fréquence cardiaque fut surveillée à l’aide d’un électrocardiogramme ainsi que la profondeur de la respiration, et les tensions musculaires furent mesurées et notées simultanément. Le chiot fut ensuite exposé à une variété de stimuli successifs comprenant : cajolage ou menaces d’un humain, bruit fort et surprenant et léger choc électrique. Dans l’ensemble, les témoins furent significativement plus inhibés (ils gelèrent), tendus et avaient une fréquence cardiaque plus élevée que les chiots socialisés à l’âge de sept semaines. Ils étaient faciles à manipuler, réagissaient mieux quand tenus en laisse (moins de contrariétés, assez calmes pour manger), et ils étaient les moins craintifs des stimuli potentiellement effrayants.

Le message à retenir ?

Premièrement, la socialisation du chiot doit commencer tôt – avant l’âge de cinq semaines, car à partir de cet âge, le chiot tend à avoir des réactions de peur vis-à-vis des gens, objets et autres inconnus autour de lui. Cela signifie qu’il est essentiel que les éleveurs et les gardiens de chiots adoptent un plan de socialisation.
Deuxièmement, la socialisation devrait commencer avant l’âge de 14 semaines ou de nombreux chiots seront voués à une vie de peur à moins de passer par un programme de socialisation plus intense que les 1,5 heures par jour menées par les chercheurs ici. Le message est simple et claire, et le porter au cœur peut faire la différence entre avoir un chien heureux et bien adapté et un autre qui a la trouille des personnes, des objets, des autres animaux et de divers environnements que nous considérons comme sûrs. Si vous avez des questions ou des inquiétudes, vous pourriez toujours visiter ou appeler un vétérinaire, il est votre meilleure ressource pour assurer la santé et le bien être de vos animaux de compagnie.

Source : pethealthnetwork

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